Naples et Benfica en huitièmes, le Besiktas sombre à Kiev

 

Naples et le Benfica Lisbonne ont rejoint les huitièmes de finale de Ligue des champions, en finissant respectivement à la première et à la deuxième place du groupe B, suite à la victoire des Italiens à Lisbonne (2-1). Le Besiktas, qui rêvait d'une qualification, a sombré à Kiev (0-6), accablé par une erreur d'arbitrage qui a tout changé.

L'indécision totale du groupe B s'est vite dissipée mardi soir. Le Besiktas, qui devait s'imposer sur la pelouse du Dynamo Kiev pour espérer voir les huitièmes - quel que soit le résultat de Benfica-Naples - a vécu une soirée cauchemardesque en Ukraine (0-6). Assuré de terminer à la dernière place du groupe, avec seulement deux points glanés lors des cinq dernières journées, le Dynamo Kiev a assommé les Turcs avec quatre buts en 45 minutes, et l'aide du corps arbitral.

Double peine litigieuse et fatale au Besiktas

Besedin a ouvert le score, en reprenant à bout portant un centre fort de Yarmolenko, qui a profité de l'apathie des Turcs pour s'échapper côté droit (9e), et délivrer sa première passe décisive en C1 cette saison. Le Besiktas a réagi quand Olcay Sahan a servi Aboubakar dont la frappe a frôlé le poteau gauche (25e). Mais la partie a basculé quand Andreas Beck a été exclu directement pour une faute en tant que dernier défenseur sur Gonzalez (29e). Une décision très discutable, car le ralenti semble plutôt montrer une faute de l'attaquant de Kiev. M.Thomson a suivi l'avis de son arbitre de touche, et a donné un penalty au Dynamo, alors que la faute semblait plutôt à l'entrée de la surface. Une double peine terrible, dont Yarmolenko a profité pour transformer le penalty (30e).

Le Besiktas, écœuré, a rapidement encaissé un troisième but, quand Buyalskyi a profité d'une relance totalement manquée de Tosic (32e). Derlis Gonzalez a ajouté sa touche juste avant la pause, sur la deuxième passe décisive de Yarmolenko (45e+2). Gunes, visage noir et stoïque dans sa zone technique, n'est même pas sorti de ses gonds quand Aboubakar a, à son tour, été expulsé, pour un geste idiot (un ballon balancé en tribunes, 56e). Sydorchuk a ajouté un cinquième but (60e) et Moraes, tout juste entré, un sixième (79e). Le Besiktas, terminant à neuf et dépité, devra encore patienter avant de voir les huitièmes de finale, et se contentera de la Ligue Europa.

L'entrée de Mertens valide la première place de Naples

Le cauchemar de Besiktas a profité à Benfica et Naples. Mais même débarrassés rapidement de la menace des Turcs, l'affrontement entre les deux favoris du groupe B n'a pas été aussi explosif qu'à l'aller (4-2 pour Naples), avec beaucoup de déchet, dès l'entame. La première alerte a été napolitaine, avec une parade énorme d'Ederson sur une frappe de Hamsik, suite à une incursion d'Insigne côté gauche (21e). Les occasions de Guedes (22e) et Salvio (24e) pour le Benfica n'ont pas permis de calmer la légère domination italienne. Ederson a sorti un nouvel arrêt superbe sur une tentative de Callejon (35e) puis d'une sortie pleine d'assurance devant Gabbiadini (36e).

Après des nouvelles frappes très dangereuses de Gabbiadini (47e) et Callejon (49e), le Napoli a fini par trouver l'ouverture. Lancé par Mertens, tout juste entré en jeu, Callejon a pris de vitesse Lindelöf plein axe, avant de piquer le ballon au-dessus d'Ederson (60e). Sa 10e réalisation en C1, la première cette saison. Mertens, déjà double buteur contre les Lisboètes à l'aller, a encore été décisif, en marquant le but du break, après avoir mis au supplice Luisao (79e). Et dire que Sarri l'avait laissé sur le banc au coup d'envoi... La réduction du score de Jimenez (87e) n'a rien changé (1-2).

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