Athlétisme: Un couple kényan en or au Marathon de Paris 2017

 

Pour la première fois dans un grand marathon, un couple a été vainqueur à quelques minutes d'écart. La Kényane Purity Rionoripo, épouse du lauréat du Marathon de Paris, Paul Lonyangata, a remporté l'épreuve féminine en 2 heures, 20 minutes et 50 secondes, établissant le nouveau record de l'épreuve.

Des Kényan(e)s qui gagnent une course à pieds de fond, c’est loin d’être exceptionnel, et ça s’est encore vérifié avec le Marathon de Paris 2017, dominé par trois hommes et par trois femmes de ce pays d’Afrique de l’Est.

Des couples de sportifs qui brillent, ça n’a rien d’inhabituel non plus. Mais ce qu’ont réalisé Paul Lonyangata et Purity Rionoripo, Monsieur et Madame dans le civil, ce 9 avril 2017, est presque unique.

Ils se sont en effet chacun imposés dans les rues de la capitale française. Lonyangata a franchi la ligne au bout de 2 heures, 6 minutes et 10 secondes, précédant sa compagne d’un petit quart d’heure. Rionoripo, de son côté, a battu sur le fil sa compatriote Agnes Barsosio. « C'est bien ma femme et je suis très fier d'elle », a lancé Lonyangata, à l'arrivée.

Un vent de fraicheur sur l’athlétisme kényan ?

Cette belle histoire va-t-elle faire souffler un vent de fraicheur sur un sport kényan ravagé par le dopage ? Paul Lonyangata, 24 ans, et Purity Rionoripo, 23 ans, sont tous deux des protégés de Federico Rosa, le manager italien de Jemima Sumgong. Cette dernière, championne olympique du marathon en 2016, vient d’être contrôlée positive à l’EPO.

« Je n'ai rien à avoir avec le contrôle positif de Jemima, avait assuré Federico Rosa au Journal L’Equipe, le 7 avril. Je pense que le problème est local, ça vient des docteurs et des pharmaciens au Kenya ».

L’athlétisme kényan a en tout cas réussi un nouveau coup de force sur les 42,195 km. Ils étaient en effet sept Kényans et quatre Kényanes à s'immiscer dans les Top 10 des épreuves masculine et féminine du Marathon de Paris 2017. Même les grands rivaux éthiopiens n’ont eu que leurs yeux pour pleurer...

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