Vol de cheque au préjudice de sa mère adoptive: Mouhamed Camara et Cie risquent 6 mois de prison ferme

 

Ndeye Coumba Sène Camara a attrait hier, son fils adoptif Mouhamed Sène Camara et ses deux amis, à la barre du tribunal de Grande Instance de Dakar pour vol de chèque, faux usage de faux en écriture de banque et complicité. Si les réquisitions du ministère public sont appliquées, les prévenus risquent 6 mois de prison ferme. Pour faire la bamboula, Mouhamed Séne Camara a dérobé 5 millions de francs CFA à sa mère adoptive, avec l’aide de deux de ses amis nommés Djibril Ibrahima Kane et Amadou Samb. C’est ce qui a valu leur comparution hier, au Tribunal de Grande Instance de Dakar. Ils sont poursuivis pour des faits de vol et usage de chèque, faux usage de faux en écriture de banque et de complicité. Ils risquent 6 mois ferme. 
 
S’agissant des faits, la  dame Ndeye Coumba Sène Camara a eu échos de ces vols multiples par la banque, depuis la France. A la barre, la plaignante est revenue sur sa mésaventure. « Quand  je suis revenu de la  France, il y a de cela 15 jours, j’ai observé des manquements dans mon compte bancaire. Ainsi j’ai demandé une suspension de retrait sur ce compte. Quelques jours après,  la banque m’a appelé pour me faire part qu’un certain Amadou Samb voudrait faire un retrait sur mon compte. Et là, je leur ai appris que  je ne connaissais pas cette personne », a-t-elle déclaré. Sur ces entrefaites,  le sieur Samb a été acheminé à la police. Face aux enquêteurs, il explique que c’est le fils de la dame qui lui a remis le chèque pour qu’il le retire, car ne disposant pas  de carte d’identité. Il a aussi précisé que c’est par l’intermédiaire de Djibril Kane qu’ils se sont connus. Des déclarations qui ont permis aux limiers de procéder à l’interpellation des deux adolescents. Qui ont reconnu sans ambages les faits qui leurs sont reprochés.
 
Devant le juge, ils ont réitéré leurs déclarations faites à l’enquête préliminaire. Mouhamed argue qu’il a volé les chèques avant d’envoyer via WhatsApp une photo du cachet et de la signature à Amadou Samb qui devait les y faire figurer. Des allégations qui ont été battues en brèche par Samb qui révèle, n’avoir jamais falsifié le cachet et la signature, mais que ce sont ces Co inculpés qui l’ont fait.  «Je ne faisais qu’écrire la somme et retirer. J’avais 40% pour chaque somme retiré. Sachez que j’ai l’habitude de retirer des chèques, car je le fais tout le temps de la part de mon patron», indique-t-il. De son côté, Djibril Kane avoue n’avoir aidé qu’à la dépense de l’argent «On louait des voitures de luxe pour faire la fête. De même, on est parti en week-end à saly pour une sortie en groupe », dit-il. Par conséquent, en dépit de  l’acte commis par son garçon, la plaignante a préféré laisser les poursuites.
 
Le ministère public exige des sanctions

 
Prenant la parole, le substitut du procureur martèle que les prévenus méritent d’être sanctionnés. Tout en affirmant que Mohamed Camara, ne pourra pas bénéficier  d’une immunité familiale, car la partie civile n’est que sa mère adoptive. Et selon lui, ces faits sont extrêmement graves. «Quand on veut la belle vie, il faut payer le prix», estime-t-il, avant de requérir 6 mois de prison  ferme contre les prévenus. Ne partageant pas cet avis, le conseil d’Amadou Samb, Me Iba Diagne relate que dans ce dossier, tout a été dit et que c’est Mouhamed Camara qui a enclenché ce forfait. «Mon client a dit qu’il n’a pas poussé Mohammed. Mais ce dernier a pris l’initiative de voler sa mère. C’est de la grandeur d’avoir dit la vérité pour prendre de la hauteur. Ces jeunes ne méritent pas cette peine. Ils sont des délinquants primaires » a-t-il laissé entendre. «Les deux sont en classe de terminale et l’autre est un employé, les condamner peut les faire perdre toute une année scolaire», renchérit-il. Pour toutes ces raisons, la robe noire a  plaidé pour une sanction d’avertissement. L’affaire est mise en délibéré le 16 octobre 2017.

Commentaires