Sénégal-Non-respect des accords: Le Sels tape sur la table

 

En réunion de commission administrative samedi dernier, le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) déplore la situation ‘’difficile’’ des enseignants des générations 1990 et 2000 et le non-respect des accords signés.  La reprise de la lutte armée n’est d’ailleurs pas écartée.

Le syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) s’est réuni hier pour évaluer la situation scolaire et syndicale. Ils dénoncent en somme la situation ‘’difficile’’ que vivent leurs collègues des générations 1990 et 2000 qui peinent, selon le secrétaire général dudit syndicat, à bénéficier de leur intégration dans la Fonction publique. Souleymane Diallo impute la faute à l’Administration. Ainsi, lui et ses camarades exigent du gouvernement une solution immédiate. Le syndicat, par la voix du SG, dénonce le retard de paiement des salaires des enseignants contractuels et des ‘’lenteurs persistantes’’ dans la mise en solde, les rappels, les actes de validation et d’intégration. ‘’Nous dénonçons la non-convocation de la plénière gouvernement-syndicat d’enseignants. Nous avons constaté un statu quo dans la mise en œuvre des accords’’, a-t-il regretté.

Pour l’instant, indique-t-il, les enseignants sont toujours dans la phase d’alerte. Depuis le début de l’année, le syndicat n’a pas encore déposé un préavis de grève, privilégiant le dialogue. Néanmoins, si la situation persiste, il n’écarte pas d’engager d’autres campagnes de mobilisation vers des luttes pour lesquelles ils vont identifier les formes et les stratégies. Souleymane Diallo croit que le gouvernement tarde à réagir dans la prise en charge des revendications. Selon lui, les enseignants des années 1990, 2000 attendent encore l’Etat qui ne veut pas les titulariser dans la Fonction publique. ‘’Ils sont victimes d’une situation dont ils ne sont pas responsables et nous la condamnons et exigeons une solution immédiate’’, fulmine-t-il.  

‘’Nous voulons une bonne organisation des élections de représentativité’’

En outre, Souleymane Diallo souhaite une bonne organisation des élections de représentativité. Mais il a déjà décelé des anomalies. ‘’Nous voulons un bon fichier électoral, des cartes électorales, l’augmentation des bureaux de vote, mais également des conditions matérielles acceptables’’. Le syndicat qui se dit favorable à la paix sociale accuse le gouvernement de compromettre cette dernière en traînant les pieds dans la matérialisation des accords.

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