Diourbel-Les acteurs à la base à l’école des droits de l’enfant

 

Par Mouhamadou Moustapha Lauris GOMIS (Actu24, DIOURBEL)

Ce jeudi à Diourbel, l’Ong «Ndeyi Djirim» a organisé un atelier pour renforcer les capacités des différents acteurs qui gravitent autour des enfants sur la connaissance des droits de l’enfant.

Selon Omar Sy, responsable de l’Ong «Ndeyi Djirim», l’objectif  de l’atelier organisé par sa structure, ce jeudi 12 octobre 2017, à Diourbel, c’est de renforcer la capacité des différents acteurs qui gravitent autour des enfants sur la connaissance des droits de l’enfant  et la mise à niveau des différentes «Ndéyi Daaras». C’est dans ce cadre que «Ndeyi Djirim», en partenariat avec l’Ong Terre des hommes, a conçu un projet pour venir en appoint aux différentes initiatives de l’Etat pour une prise en charge adéquate de ces différents enfants au Sénégal  qui ont des problèmes d’apprentissage, sanitaire, économique et, en somme, de survie, a-t-il confié. Par rapport à la situation de l’enfance à Diourbel, le patron de «Ndeyi Djirim», a expliqué que cette région a sa particularité d’être une région religieuse avec la présence de Touba et avec  l’implantation des «Daaras qui viennent du Saloum. Ce qui fait un cocktail d’enfants au niveau de Diourbel et qui ne sont pas pris en charge de façon officielle, a-t-il signalé. A Diourbel, a-t-il fait noter,  la majorité des parents ont opté pour une éducation religieuse donc, s’ils ne trouvent pas un cadre idéal pour accueillir leurs enfants, forcément, ils sont obligés de les confier au niveau des Daaras. L’État essaye de trouver des alternatives en érigeant des écoles Franco-arabe, appelés (efa) mais, jusqu’à présent, ces écoles, a-t-il souligné, par rapport à l’importance de la demande, ne parviennent pas encore à régler le problème. Les parents qui optent pour une éducation religieuse, a-t-il fait savoir, veulent que leurs enfants maitrisent d’abord le coran avant d’aller à l’école formelle mais, a-t-il regretté, il n’y a pas de cadres propices à ça. Donc, selon lui , l’alternative, c’est les Daaras et généralement, il y’a une prise en charge qu’ils ne peuvent pas assurer et l’Etat , a-t-il précisé, ne contribue pas assez parce que, quelque part, a-t-il constaté, les Daaras ne sont pas organisés et la loi sur l’harmonisation des Daaras n’est pas adoptée et officiellement, aussi, les collectivités ont des problèmes pour intervenir sur les Daaras. Quand dans un Daara on trouve 100 personnes et que les gens ne cotisent pas et il n’y a pas la participation de l’Etat, il est certain, a-t-il ajouté, que ces apprenants sont obligés d’être dans la rue pour quémander et être, malheureusement, ainsi, à tout moment, exposés aux fléaux sociaux et à la délinquance juvénile.

C’est une région qui a beaucoup d’enfants dans la rue mais pas d’enfants de la rue, a-t-il soutenu, parce que, a-t-il éclairé, les enfants dans la rue, le soir, ils rentrent au bercail chez leurs tuteurs tandis que les enfants de la rue n’ont pas d’attaches familiales.

                                                                              

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