Diourbel AmadouTouba Niane chef de service régional du Commerce: «L’Etat doit prendre en charge la vente illicite des médicaments»

 

Par Lauris GOMIS (Actu24, Diourbel

Pour la couverture du grand Magal de Touba, selon le chef de service régional du commerce de Diourbel, Amadou Touba Niane, un plan d’action, sur une période d’un mois, avec comme objectif le contrôle de la qualité des produits alimentaires sur les axes routiers (camions contenant) et sur les rayons commerciaux (marchés, boutiques et sélectes) a été mis en place. Il s’agit du contrôle de la production du pain à la boulangerie, du contrôle des dépôts de médicaments et de pharmacie, a-t-il informé le commissaire aux enquêtes économiques. L’accent est aussi mis, fait-il savoir, sur la surveillance des prix et la gestion de la question de l’approvisionnement en denrées de première nécessité.

Pour la question de l’approvisionnement durant le grand Magal, nous a-t-il confié, le marché a été bien approvisionné en denrées de consommation courante. Les tensions connues sur le sucre et le riz, a-t-il rappelé, ont été finalement, a-t-il dit, jugulées à quelques jours de l’événement. Pour rappel, a-t-il avisé, le ministre du commerce, après avoir réuni le comité riz, a procédé à la levée provisoire du gel des importations en octroyant aux importateurs 250.000 T pour une durée de trois mois. Cette décision, selon lui, avait été d’autant plus salutaire qu’elle avait réglé définitivement la question de l’approvisionnement en riz pour le Magal de Touba, dissipant, ainsi, du cout, les craintes d’une pénurie qui planait déjà, s’est-il réjoui. Pour ce qui est du sucre, a-t-il informé, la Csse avait mis à la disposition du service régional du commerce de Diourbel les statistiques journalières des enlèvements et livraisons pour Touba, ce qui, dit-il, leur permettait de suivre l’afflux  de camions contenant  du sucre vers Touba. C’est avec le concours des forces de l’ordre que les camions transportant ces denrées ont pu se mouvoir à Touba sans trop de difficultés. Au chapitre du contrôle de la qualité, selon lui, qui relève toujours des agents assermentés de la direction du commerce intérieur, ils ont pu faire, a-t-il affirmé, 101 boulangeries, une vingtaine d’unités de production d’eau, 92 dépôts de médicaments, 34 officines de pharmacie et des centaines de structures alimentaires. Beaucoup de véhicules, a-t-il fait noter, ont fait l’objet de contrôle sur les axes routiers. Des agents ont opéré des prélèvements d’échantillons sur plusieurs produits alimentaires, a-t-il signalé, et qui sont acheminés, a-t-il poursuivi, au laboratoire national d’analyse et de contrôle (lanac) de la direction du commerce intérieur. Dans le secteur des médicaments, pour le chef de service régional du commerce, Amadou Touba Niane, l’objectif a été de mettre l’accent sur les produit périmés, histoire, a-t-il soutenu, de les retirer des cuits de distribution, a-t-il mentionné. La question de la protection sanitaire des consommateurs et de la protection de leurs pouvoirs d’achat est remise au gout du jour avec ces opérations, a-t-il martelé. Les visites consacrées aux dépôts de médicaments qui opèrent dans l’illégalité, pour y retirer uniquement des produits périmés, n’entame en rien la problématique de la vente illicite de médicaments, a-t-il regretté, et que l’Etat, suggère-t-il, dans une stratégie beaucoup plus globale et inclusive doit prendre en charge. La présence du service de commerce dans ce secteur est dissuasive, est-il convaincu, le chef de service du commerce car, s’est-il encouragé, elle a permis de retirer dans les dépôts et pharmacies régulièrement installées plus de 1000 boites frappées par les dates limites d’utilisation, a-t-il constaté. «Elle a permis de relever le niveau de conscience  des opérateurs qui, désormais, feront le tout pour ne plus détenir par devers eux des produits périmés.» Il est à noter que, selon le chef de service régional du commerce, pendant la période du Magal, 16 T de produits impropres à la consommation ont été retirées du marché dont 3 T de produits solides et 13.000 litres de produits liquides pour une valeur globale de prés de 9 millions Cfa, a-t-il déclaré. Ces produits, a-t-il précisé, sont entre autres composés de vinaigre, de moutarde, de café Touba et autres. Il a conscience, par ailleurs, que si tout ce travail a pu se faire, c’est grâce à des renforts significatifs en personnels venus de toutes les régions du Sénégal  en leur prêtant  mains fortes en logistiques  et grâce à l’appui conséquent de la direction du commerce intérieur dont l’implication pour cette édition 2016, est-il certain, relève d’un secret de polichinelle.

                                                                                                                                     

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