Corruption à l’IAAF : La lettre qui mouille Pape Massata Diack

 

Pape Massata DIACK, mêlait dans l’affaire de la corruption de l’Association Internationale des fédérations d’Athlétisme (IAAF), avec son père Lamine DIACK, est encore accablé.

Cette fois, renseigne le journal Libération, c’est  une lettre-aveu transmise aux juges français par Nick DAVIES, l’ancien adjoint du successeur de son père Lamine DIACK, Sébastien COE.

La décision est tombée hier. L’ancien adjoint de Sébastien COE, le successeur de Lamine DIACK à la tête de l’IAAF, Nick DAVIES après sa suspension, a été exclu de l’instance par la commission d’éthique qui a établi son implication dans l’affaire de corruption mondiale. La même mesure vise l’ancien responsable des passeports biologiques Pierre-Yves GARNIER. Pour la commission d’éthique, « les deux anciens responsables auraient reçu de fortes sommes d’argent de la part de Massata DIACK pour étouffer des cas de dopage concernant des athlètes russes».

Il est probable que DAVIES, ne conteste pas son exclusion devant le Tribunal arbitral des sports (TAS). Pour cause, « il y a quelques mois, ce dernier avait adressé une lettre aux allures d’aveu à Renaud Van RUYMBEKE un des trois juges du Pôle financier de Paris chargés d’instruire le scandale qui vaut une inculpation à Lamine DIACK et un mandat d’arrêt contre son fils Massata».

Dans la lettre, l’ancien adjoint du successeur du président de l’IAAF sénégalais,  admet avoir reçu 30 000 euros de la part de Massata DIACK lors d’une rencontre à l’hôtel Fairmont de Monaco, le 18 juillet 2013. «Si dans l’esprit de Pape Massata DIACK et celui de son père, cet argent avait pour but de me corrompre, cela n’a de fait eu aucune influence sur mon comportement professionnel, qui a pour objet de protéger les championnats du monde à Moscou et l’image de marque de l’IAAF. Dans cette affaire, j’ai commis une seule erreur majeure : nier – un temps et devant les policier français- avoir reçu de l’argent en espèces», assène-t-il dans sa lettre.

Des preuves qui n’ont séduit ni les juges, ni les enquêteurs. Quelques jours après cette remise de fonds, à travers deux enveloppes, Massata avait écrit a Nick DAVIES «pour ‘’travailler’’ certains responsables de l’IAAF qui pouvaient faire foirer le deal».

Pour rappel, les enquêteurs avaient découvert des mouvements d’argent entre Lamine DIACK et Pape Massata DIACK qui a été inculpé à Dakar, pour corruption présumée alors qu’Interpol avait émis contre lui un avis de recherche international. Comme l’écrivait l’Equipe, «deux virements, représentants un montant total de 264 924 dollar (254 406 euros), ont attiré l’attention des enquêteurs dans le cadre de l’affaire DIACK. Selon des documents dont l’Equipe a pu avoir connaissance, il s’agit de deux mouvements de fond effectués sur un compte personnel de Lamine DIACK à la Compagnie monégasque de banque. Le premier en date du 21 mai 2012, et d’un montant de 134 962 dollars, le second, en date du 6 février 2013, porte sur une somme de 129 962 dollars. Et ce qui interroge surtout les enquêteurs et qu’ils proviendraient de la société Pamodzi Sports Consulting dont son fils, Pape Massata DIACK est l’un des dirigeants».

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