Allégations de tortures subies en prison par les jeunes de Colobane: Amnesty exige l'ouverture d'une enquête impartiale

 

 

 

 

 24 heures après leur libération en appel, Amnesty International/Sénégal demande l’ouverture d’une enquête impartiale sur les allégations de torture sur les jeune de Colobane condamnés en première instance dans l’affaire du meurtre du policier Fodé Ndiaye, survenu lors des manifestations pré-électorales de 2012. 

«Les autorités sénégalaises doivent ouvrir une enquête impartiale afin de faire la lumière sur les actes de torture que deux hommes libérés, vendredi 29 juillet, ont subi pendant leur quatre années de détention», a déclaré Seydi Gassama, dans un communiqué parvenu à la rédaction de Sud Quotidien, le lendemain samedi 30 juillet.

 

 Selon le directeur exécutif de la Section Sénégal d’Amnesty International, «ce cas est emblématique de l’utilisation de la torture au Sénégal pour arracher rapidement des confessions. Les auteurs présumés de ces actes de torture doivent être identifiés et jugés devant les tribunaux. En tant que victimes de torture, ces deux hommes ont droit à des réparations.»

 

Cheikh Sidaty Mané et Cheikh Diop, deux jeunes de Colobane, un quartier populaire de la capitale sénégalaise, Dakar, ont été acquittés, vendredi dernier 29 juillet, au bénéfice du doute par la Chambre criminelle d’appel. Arrêtés à la suite de manifestations en 2012 et accusés d’avoir tué un policier, ils ont été condamnés, en première instance, à 20 ans de prison pour «meurtre, association de malfaiteurs, violence et voie de fait sur un agent de la fonction publique dans l’exercice de ses fonctions».

 

 «Amnesty International s’était entretenu longuement avec eux lors de leur arrestation en 2012. Ils avaient mentionné avoir subi des actes de torture à l’électricité pendant leur détention préventive. L’organisation avait documenté les actes de torture subis par ces jeunes notamment dans un rapport alternatif présenté à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples», lit-on dans le texte.

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