Abéné : Une usine de transformation de produits halieutique divise les populations

Par Samsidine Niassy

Niché en face de l’océan atlantique, entre les villages de Niafourang et Kafountine dans le littoral Casamançais, le village d’Abéné dit non à des industriels chinois venus de la Gambie pour l’exploitation d’une usine de transformation de produits halieutique. C’est ainsi que les  populations de ce village situé dans la commune de Kafountine arrondissement de Kataba 1 ont le samedi 21 avril dernier lancées  un cri de détresse pour la sauvegarde de son écosystème. En effet les populations de ce village, vivaient en harmonie sans distinction Ethnique, ni raciale et le tourisme solidaire, culturel et l’écotourisme ont toujours été un maillon très fort pour un développement durable et toutes les réalisations y ont été faites par des partenaires Européens (Hôpital, Ecoles, Château d’eau) de façon volontaire mais, voilà que depuis quelques mois, des industriels chinois sont venus implantés une usine de transformation en farine de produits halieutique qui minent la santé des braves populations. C’est à cet effet que Mamadou Diassy président de la jeunesse du dit village de dire qu’au début, il était de ceux qui avaient dit oui pour son implantation, mais voilà qu’après trois jours de test, l’air n’est plus respirable jusqu'à plus de 6 Km de rayon et  c’est le lieu choisi pour son implantation qui dérange imaginez, construire une usine entre des campements et certains hôtels veut tout simplement dire, la mort du tourisme dans cette partie du littorale pour la simple raison que la fumée qui émane des cheminées qui est noire et acre a une odeur pestilentielle qui enveloppe tout le village et va même au-delà au grés du vent. A sa suite Diatou Sané une riveraine de l’usine dira aussi que cette usine de farine de poisson doit être délocalisée du fait de la puanteur du produit traité et, les camions qui traversent tout le village pour aller déversés les déchets toxiques dans des zones de maraichage,  laissent derrière eux une odeur de cadavre en état de putréfaction très avancé. Mais le clou de cette manifestation a été l’intervention d’un Européen résidant à Abéné qui a tout simplement dit aux populations, que les chinois ne sont là que pour de l’argent et, ils vont construire des Mosquées et autre  Eglises dans certains villages pour des prières funèbres des victimes suite aux effets toxique issus de la fumée des cheminées de cette usine car nous populations du village d’Abéné, voulons un village émergent et non un village immergent.

Commentaires