Sénégal-Lutte contre les maladies non transmissibles: L’Epilepsie de l’enfant problème majeur de santé publique

 

Par Maïmouna SY

La ligue sénégalaise contre l’épilepsie a convié la presse pour l'entretenir du 3eme congrès Africain sur l’épilepsie du 04 au 07 mai 2017 à Dakar avec la participation du Bureau International de l’Epilepsie et la ligue Internationale contre l’épilepsie. Le thème de cette année sera accentué sur «l’épilepsie de l’enfant».

Ce congrès sera aussi une plateforme de rencontres et d’échanges entres les malades, leurs familles et les praticiens afin d’approfondir les liens déjà tissés par le quotidien de la maladie. La salle de conférence de l’UCADII a accueilli un grand monde ce vendredi a l’occasion de la cérémonie d’ouverture du 3eme congrès africain sur l’épilepsie. La présence des 49 pays membres est attesté dont le représentant du Bureau International de l’Epilepsie «International Bureau For Epilepsy» Dr Athanasios COVANIS, mais également la ligue internationale contre l’épilepsie «International League against Epilepsy» Pr Emilio PERUCCA. Les représentants du ministère de la santé n’étant pas en reste parmi eux Dr Pape Amadou Diack, Directeur général de la santé et le Pr Amadou Gallo DIOP, président de la ligue sénégalaise contre l’épilepsie.

Au Sénégal l’épilepsie affecte 200 000 à 300 000 personnes principalement des enfants d’où le choix du thème «l’épilepsie de l’enfant». Cette maladie engendre généralement des troubles chez l’enfant aussi bien qu’au niveau scolaire qu’au niveau social. Ainsi les discussions sont centrées sur les nouveautés de la recherche et leurs implications thérapeutiques et sociales, les troubles des apprentissages et la place de l’enfant épileptique. Les enfants atteints de cette maladie rencontre bon nombres de problèmes tels que la stigmatisation, le rejet c'est-à-dire une sorte de discrimination socio culturelle.

Pour le Dr Athanasios COVANIS, la cherté des médicaments et le manque de volonté des gouvernements font partis des problèmes que rencontrent ces enfants». Pour éviter cette discrimination, «des panels de formation et des caravanes de sensibilisation seront organisés par le ministère de la santé en collaboration avec la LSCE pour une bonne communication de base» tels sont les propos du Directeur général de la santé le Dr Pape Amadou Diack.

Les mesures préventives concernent aussi les femmes enceintes atteintes d’épilepsie qui auront besoin de suivi pour la protection du bébé. Le Pr Gallo DIOP énumère quelques mesures dont «un meilleur suivi plus régulier, plus précoce des grossesses, un meilleur encadrement des accouchements des femmes quelques soit leur lieu d’accouchement afin que cette accouchement se déroule dans des conditions normales, après la naissance le suivi scrupuleux du programme élargi de vaccination mis en place par le ministère de la santé». Ceci dit l’enfant aura une protection aussi bien qu’au niveau neurologique qu’au niveau de son cerveau.

Malgré la stigmatisation des enfants et la crainte de certains parents pour la cherté des médicaments le ministère de la santé a établi une politique sociale concernant l’accessibilité des médicaments qui ne coûte pas trop chère: 700F Cfa par mois pour pouvoir traiter une personne atteinte d’épilepsie.

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