Sénégal-La Convention Nationale des Cadres du Grand Parti: «Time is money monsieur le premier ministre»

 

Nous avons, encore une fois, assisté au théâtre organisé par le Premier Ministre et son Gouvernement en face de 150 parlementaires élus et représentants du peuple sénégalais. Cette mise en scène mérite quelques commentaires de notre part.

Le dicton américain disait « TIME IS MONEY » (Le temps c’est de l’argent). Il semblerait que cette pensée soit méconnue par nos dirigeants actuels. Dans sa forme, le semblant de dialogue républicain consacre 122 minutes de mobilisation d’un gouvernement pour répondre tout au plus à une dizaine de questions de 14 élus à raison de 3 minutes pour chacun.

Pas plus tard qu’hier, le Président de la République accompagné du Premier Ministre ont pris le temps de se promener sur une nouvelle route (AIBD-DIAMNADIO) : est-ce une pub politique de techniciens chevronnés qui réceptionnent un ouvrage public ?

Par ailleurs, arguant un agenda serré ne permettant pas le dialogue pendant 4 mois avec les élus du peuple, le Premier Ministre a semblé omettre le temps si précieux qu’il a dédié à sa sortie scandaleuse devant la presse pour défendre le groupe de mercenaires formé par le couple SALL-TIMIS.

Nous ne pouvions nous attendre à plus qu’une revue de l’actualité politique que la presse nous livre journalièrement dans cet hémicycle. Non Monsieur le 1er Ministre, vous ne respectez pas les sénégalais ! Vous contentant de jouer au MC pour introduire des ministres répétant la dictée préparée qui leur a été faite, vous n’avez apporté aucune réponse aux préoccupations du citoyen sénégalais. Aucun élément nouveau sur le dossier du Pétrole bien que Frank TIMIS ait fait l’objet d’une enquête par une commission parlementaire chez nos voisins du Burkina.

L’agriculture, principal moteur de notre économie a fait l’objet d’éloges de la part de vos collaborateurs. C’est méconnaitre les réalités de ce secteur en décadence avec les récoltes d’arachide peu enviables malgré les conditions favorables.

La goutte d’eau qui a irrité les sénégalais a certainement été les propos du votre ministre de l’intérieur irrespectueux envers les citoyens que nous sommes.  Mettant à nu ses carences dans la maitrise de la hiérarchisation juridique de la Constitution, des Lois et de la Réglementation, ses réponses arrogantes et condescendantes n’ont fait  qu’envenimer la situation apaisée que nous membres de l’opposition voulons pour notre pays.

La répression exercée sur des citoyens, qui n’ont eu comme seul tort que d’avoir exprimé leur droit à des libertés essentielles et de disposer d’une gouvernance économique saine, appelait des excuses publiques de la part de tout votre Gouvernement. Hélas il n’en a pas été ainsi ! Par cet acte il n’a fait que confirmer sa prise de position partisane, principal objet de notre lutte pour le récuser dans l’organisation des élections libres et  démocratiques.

Pour finir, sachez, Monsieur le Premier Ministre que les Sénégalais, étant en avance sur votre gouvernement, ne cessent d’animer un vrai Dialogue National, pertinent, grâce aux nouvelles technologies de l’information (Facebook, Messenger, WhatsApp) et ne donneront aucun crédit à de telles mises en scènes orchestrées devant cette législature, de surcroit, la plus faible de l’histoire de Notre Assemblée Nationale.

Dakar, le 28 octobre 2016

Pour le GRAND PARTI

La Convention Nationale des Cadres

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