Processus électoral au Sénégal: Le pôle Correcte de l'opposition exige le retrait au point réactif au parrainage nouvelle formule

 

Par Ibrahima DIA

Démarré le 12 décembre 2012, les travaux du cadre de concertation sur le processus électoral (CCPE) ont été suspendus le 26 décembre et reportés par le président Seydou Nourou Ba suite à une contestation vigoureuse du pôle de l’opposition et de ceux dits non alignés. Ils contestent le parrainage proposé par la majorité présidentielle pour chaque parti qui veut se présenter à la présidentielle, chose inédite et qui peut source d’élimination de certains candidats. Dans ces concertations, il y a aussi la présence de la société civile.

«Nous exigeons le retrait pur et simple du point relatif au parrainage» a déclaré le député Modou Diagne Fada qui lisait la déclaration du cadre de l'opposition pour la régularité, la clarté et la transparence des élections (CORRECTE). C’était ce dimanche 07 janvier 2017 au siège de la LDR Yessal. Il poursuit en affirmant que selon la loi électorale en vigueur, seuls les candidats indépendants sont astreints à une obligation de parrainage.

Concernant les dysfonctionnements et violations notés dans le processus de l'audit indépendant du fichier général des électeurs et de la nationalité sénégalaise exclusive pour tout candidat à la magistrature suprême. Le cadre reconnaît qu'il y a lieu de noter que des consensus ont été scellés, du moins sur le principe sous réserve des modalités de mise en œuvre pratique. 

Ces opposants réclament aussi la baisse substantielle de la caution fixée à 65 000 000 et l'instauration du bulletin unique pour la présidentielle et met en garde le pouvoir qui, après avoir usé et abusé de la voie judiciaire pour mettre hors compétition de potentiels candidats, tente cette fois ci par le truchement de l'article L 116 dont certains de ses dispositions sont peu explicites, d'invalider des candidatures. Le CORRECTE avertit et qu'elle est prête à engager une bataille à tous les niveaux pour que cette machination ne passer pas car l'urgence est ailleurs avec des questions plus importantes comme la délivrance des cartes d’identité en souffrance à leurs ayant droits et l'inscription des jeunes sur les listes électorales pour la prochaine échéance et aussi le statut de l'opposition et la nécessité d’ériger une autorité indépendante en charge des élections afin d'apaiser le climat politique. Le CORRECTE exige aussi qu'une disposition transitoire soit incluse dans la constitution pour verrouiller davantage la durée du mandat pour prendre en compte celui actuel.

Les délégations du cadre réaffirment aussi leur attachement à une démocratie apaisée par des discutions franches et sincères et se disent ouverts à toutes les force vives du pays pour constituer une plateforme socio politique apte à prendre en charge les préoccupations légitimes de la population sénégalaise.

Auparavant une minute de silence et de prières a été observée en la mémoire des 13 sénégalais assassinés ce samedi 06 décembre dans une forêt en Casamance. Ils ont prié pour le repos de leurs âmes et interpellé l'Etat à prendre ses responsabilités pour qu'une pareille situation ne se reproduise. 

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