Moustapha Mbengue, Députe-Maire de la Commune de Keur Massar: «Il y a beaucoup de divergences, de sensibilités dans l’Apr mais il faut que nous soyons unis pour la réélection au premier tour du candidat Macky Sall».

Par Abdoulaye Ndiaye

Novice dans la fonction de représentant du peuple, l’honorable Député-Maire de la commune de Keur Massar a tiré un bilan lucratif de sa première session parlementaire pour le vote du budget de l’année 2018 estimé à 3709 milliards 10 millions de francs Cfa. Dans cette interview accordée à www.actu24.net, Moustapha Mbengue est revenu sur les priorités de Keur Massar, le passage de certains ministres qui l’ont marqué mais surtout invite les responsables et les militants de l’Alliance pour la République (Apr) de travailler ensemble pour la réélection du candidat Macky Sall à la prochaine présidentielle qui se profile 2019 au premier tour.

 

Vous avez terminé une plénière assez longue, comment avez-vous vécu ces moments en tant que représentant du peuple?

Nous avons vécu ça avec beaucoup de satisfactions en tant que novice à l’Assemblée nationale. C’est ma première session durant laquelle j’ai beaucoup appris. Le travail qu’effectuent les députés qu’est le contrôle de l’action gouvernementale, le vote du budget et la représentation, n’est pas facile. En tant que membre de la commission des finances, la présence est obligatoire pendant toutes les sessions qui ont duré soixante (60) jours pour étudier le budget de chaque ministre qui s’effectue en espèce. Pour les autres commissions, la présence dépend de votre compétence contrairement à celle des finances. Ce qui explique ma présence à l’hémicycle de 9h à 00h durant toute cette période. Et c’est qui m’a permis de comprendre que les députés de la treizième (12ème) législature avaient montré toute leur compétence. Beaucoup d’entre eux sont des responsables politiques à la base connaissant les doléances de celle-ci qu’ils défendaient à chaque commission technique et même au niveau des plénières. C’est une chose qui m’a beaucoup marquée. Et aussi des ministres qui ont montré toute leur compétence en apportant à chaque fois les réponses adéquates tant en commission technique qu’en session plénière. Ce qui a démontré la pertinence des débats et la transparence que le gouvernement est en train de faire sur les dossiers.

Durant cette plénière, vous avez dû faire face à une opposition assez agressive, comment vous avez vécu ces moments-là?

L’opposition a été agressive et ils sont dans leur rôle d’opposant. Et c’est tout à fait normal. Mais ce qui est important, les débats ont été d’une qualité remarquable. Toutes les questions posées ont eu leur clarté apportée par la réponse de chaque ministre avec des documents à l’appui. Ils se sont bien opposés par contre nous avons bien soutenu le projet de budget du président de la République.

Vous avez écouté des ministres, mais qui vous a plus marqué pendant ces plénières?

Il y a le ministre de l’économie, des finances et du plan, Amadou Ba. C’est quelqu’un qui maitrise son sujet. Il a de l’expérience et de l’expertise. Il y a aussi le ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, le Garde des sceaux et ministre de la justice, Pr Ismaïla Madior Fall, le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, le ministre du commerce, Alioune Sarr et le ministre délégué du budget, Birima Mangara. Ces ministres m’ont marqué par leur pertinence et la maitrise de leur compétence.

Samedi dernier, le président de la République, Macky Sall a eu à rencontrer les responsables politiques de Dakar pour tirer un bilan des résultats des législatives dont les pourcentages obtenus (Dakar 34%, Pikine 35% et Guédiawaye 36%) ne lui ont pas satisfait. Un défi pour 2019, comment comptez-vous le relever?

C’est très normal qu’après chaque élection de faire un bilan afin de tirer les conséquences pour permettre aux responsables de mieux travailler. En tant que président de Benno bokk yaakaar (Bby) et de l’Alliance pour la République (Apr), il est tout à fait normal de tirer un bilan avec les responsables de chaque base. C’est une très bonne idée. Mais il faut aussi comparer ce qui est comparable. Les législatives ne sont pas la présidentielle. Il y a beaucoup de réalités qui diffèrent d’une élection à une autre. Les législatives, c’est à la base qu’on choisit les responsables et les militants/citoyens votent suivant leur crédibilité. Mais quand il s’agit de l’élection présidentielle, c’est un candidat au niveau national contrairement aux législatives dans les différents communes et départements qui sont plus problématiques. 34% au niveau des législatives peut être 68% à la présidentielle. On ne sait jamais. Mais ce qu’il y a lieu de faire, c’est d’accélérer le travail et c’est impératif qu’on ait plus de 50%. Pour cela, il faut que chaque responsable travaille à la base pour avoir plus de 50%. Mais on ne peut pas le faire tant que l’Apr ne soit pas un et indivisible. Il y a beaucoup de divergences, de sensibilités dans l’Apr. Il faut aussi que les militants soient disciplinés et que nous soyons unis et ensemble que nous travaillons dur pour la réélection au premier tour notre candidat Macky Sall. Le président Sall a déjà fait ses preuves avec beaucoup de réalisations dans tous les domaines. Mais ce qui reste, c’est nous responsables à la base de faire une bonne communication de ses réalisations.

Quelles sont les priorités de la commune de Keur Massar pour le budget de cette année?

Keur Massar a beaucoup de priorités. C’est une nouvelle commune très vaste avec une démographie très galopante. Ce qui explique que Keur Massar a besoin de beaucoup d’infrastructures. Les gens viennent s’y installer tous les jours mais les infrastructures ne suivent pas. Nous avons un manque d’infrastructures important dans les domaines de la santé, de l’éducation, des sports. Les priorités actuelles, le président même l’a compris, c’est les infrastructures routières afin que les populations puissent se déplacer facilement au niveau de la commune. Nous avons des quartiers qui sont inaccessibles à cause du manque de routes, d’autre de l’éclairage public, de l’électricité. Nous avons des quartiers qui manquent d’eau surtout ceux qui sont aux environs de Mbeubeuss. Là, nous savons que la nappe est polluée et les gens doivent de l’eau des puits. Ce qui peut créer des maladies graves contre la santé de la population. Et ce sont des priorités exclues des compétences de la mairie et devront être gérées par l’Etat. L’extension de l’eau, de l’électricité, la construction de routes, ce sont des compétences de l’Etat. En tant maire de la commune, c’est mon devoir de faire un plaidoyer auprès du chef de l’Etat pour que ces problèmes puissent être résolus avant 2019. Ce qui sera comptabilisé pour notre bilan afin de gagner massivement au premier tour.

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