Mariama Diack Denton, présidente du parlement gambien: «Nous voulons une assemblée de rupture»

 

Nouvellement élue à la tête de l’Assemblée nationale gambienne, l’avocate Mariama Diack Denton veut un parlement de rupture, œuvrant pour la séparation des pouvoirs et l’intérêt du pays. Elle s’exprimait sur les ondes de Sud Fm avant-hier.

Au terme des élections législatives où le Parti démocratique unifié (UDP), formation du président Barrow, a remporté 31 des 53 sièges à pourvoir, Mariama Diack Denton a été portée à la tête du Parlement gambien. L’avocate de formation veut une Assemblée nationale de rupture, loin des équipes précédentes qui fonctionnaient selon les agissements du président sortant Yaya Jammeh. 

A l’occasion de sa prestation de serment avant hier, mardi, Mariama Diack s’exprimant sur les ondes de la radio Sudfm a souligné son souhait de faire «respecter les dispositions de la Constitution et de l’Assemblée nationale dans l’exercice de ses fonctions de Président».

«Nous allons examiner tous les projets de réformes que proposera le gouvernement pour le bien du pays. Nous respecterons le principe de la séparation des pouvoirs. Chaque pouvoir ne doit pas s’immiscer dans le travail de l’autre», souligne-t-elle. Non sans relever «sa surprise de se retrouver à la tête du Parlement gambien». «Je n’y ai jamais pensé», dit-elle.

L’avocate précise, sans encore dégager les axes de la politique du Parlement, «qu’il n’est pas question, comme avant, que l’Assemblée nationale soit une caisse de résonnance du pouvoir ». Selon elle, «chaque pouvoir doit jouer son rôle comme l’indique notre Constitution.

Tous les députés ont fait serment de servir le pays».

Le successeur d’Abdolie Bojang, dernier président de l’Assemblée sous Jammeh, prône une «nouvelle Assemblée nationale qui respectera les lois, les droits de l’homme, les points de vue. Tous les programmes de l’Exécutif feront l’objet de discussions». 

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