Piratage russe: Quelle est la marge de manœuvre d’Obama?

 

Maintenant que les services de renseignement américains sont convaincus d'une interférence russe dans les élections et que le président Obama a pointé pour la première fois du doigt Vladimir Poutine comme le commanditaire des piratages du comité national démocrate et de la messagerie du directeur de campagne d'Hillary Clinton, les Etats-Unis examinent comment riposter.

Dans sa conférence de presse de vendredi, Barack Obama est volontairement resté vague sur la nature de la riposte américaine, prévenant que les mesures décidées ne seraient pas forcément, pour des raisons diplomatiques, rendues publiques.

Trois options sont mentionnées par les experts dans les médias : l'imposition de sanctions supplémentaires, plus strictes que celles déjà appliquées. La dissémination, à la façon de WikiLeaks, d'informations peu flatteuses sur les proches de Poutine, la façon dont ils se sont enrichis, leurs comptes dans des paradis fiscaux, des détails éclaboussant le régime.

L'inconnnue Trump

Ces deux options toutefois déjà utilisées dans le passé n'ont pas eu grand effet et n'ont pas stoppé le piratage. De plus, rien ne prouve qu'une fois installé à la Maison Blanche, Donald Trump qui rejette les conclusions des services de renseignement sur l'interférence de la Russie et souhaite de meilleures relations avec Poutine, ne stopperait pas les mesures punitives prises par son prédécesseur.

La troisième option serait de lancer une cyberattaque de grande envergure contre la Russie, mais elle est improbable car cela constituerait une sérieuse escalade. Quoi qu’il en soit, ne pas agir serait inacceptable, selon expert, car cela constituerait un encouragement pour la Russie à recommencer.

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