L'UE et le Royaume-Uni ont lancé les négociations du Brexit

 

VIDÉO Le Royaume-Uni et l'UE ont donné lundi le coup d'envoi officiel des négociations du Brexit, avec moins de deux ans devant eux pour boucler ces tractations historiques sur fond d'incertitudes envers la position d'un gouvernement britannique fragilisé.

Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, a reçu le ministre britannique du Brexit David Davis à 11H00 (9H00 GMT) au siège de la Commission européenne à Bruxelles.

"Bâtir un partenariat fort et spécial" avec l'UE
"Notre objectif est clair: nous devons d'abord nous attaquer aux incertitudes créées par le Brexit", a déclaré M. Barnier, en anglais. "J'espère qu'aujourd'hui nous pourrons identifier des priorités et un calendrier".

M. Davis s'est dit de son côté "déterminé à bâtir un partenariat fort et spécial" avec l'UE, lors d'une brève prise de parole devant la presse, avant que les deux hommes ne s'isolent avec leurs délégations.

Cette réunion, près d'un an après le séisme du référendum britannique en faveur d'un retrait de l'UE, marque le véritable départ de tractations complexes entre Londres et Bruxelles.

La fin des négociations pour octobre 2018
Selon M. Barnier, elles devront être bouclées autour d'octobre 2018, pour laisser le temps ensuite aux Parlements européen et britannique de ratifier l'accord du retrait, prévu pour fin mars 2019.

L'emblématique figure du Brexit, le ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson, a affiché lundi le même optimisme que M. Davis, en arrivant à une réunion avec ses homologues européens à Luxembourg.

"Issue heureuse pour les deux parties"
"Bien entendu, il y aura beaucoup de discussions sur la nature de l'accord que l'on va faire (...) et les discussions sur l'argent", mais "je pense que l'ensemble du processus mènera à une issue heureuse" pour "les deux parties", a-t-il dit.

Les Britanniques voulaient discuter dès le départ de leur "relation future" avec l'UE, notamment sur le plan commercial. Mais ils semblent avoir accepté le tempo des Européens, qui n'accepteront de parler de l'avenir que quand des "progrès suffisants" auront été enregistrés sur leurs trois priorités.

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