Scandale foncier à Kiniabour 2: Le libano-syrien Charles Haddad serait-il au-dessus des lois ?

 

Face à ce qu’il est convenu d’appeler: «le feuilleton de l’impunité» en matière d’usurpation foncière à la face de la République qui se dit soucieuse de l’équité et de la justice, on ne peut s’empêcher de marquer l’émotion de tous les citoyens épris de justice.

 En effet dans un contexte où les litiges fonciers poussent comme des champignons, on n’a pas véritablement trouvé la formule idoine de dissuasion des faussaires de ce secteur sensible.

Le cas d’espèce qui oppose le sieur Ousseynou Seck, attributaire d’une propriété de deux (02) hectares a curieusement fini par virer à un véritable cauchemar.

La communauté rurale de Sindia avait, par délibération portant attribution de parcelles à usage d’habitation morcelé  deux cent (200) hectares au profit des populations locales. L’opa du libano-syrien Charles Haddad s’est répandue comme une gigantesque et tentaculaire opération de fourberie foncière que les populations crédules n’avaient jamais compris à temps. La réaction de M. Ousseynou Seck portant sur sa propriété de 2 hectares seulement était pour l’intéressé le motif d’un combat de principe. Ce plaignant qui pose le problème au sein d’une communauté mal informée avait été indexé comme une tête brulée par les complices de l’activiste libano syrien.

A l’origine, une conspiration sournoise savamment orchestrée par Charles Haddad, un homme d’affaire libano-syrien, a fini par semer le désordre dans l’espace de légitimité du terrain qui revenait de droit à Monsieur Ousseynou Seck.

Devant l’étonnement des populations, bien imprégnées de l’authenticité de ce titre de propriété à l’actif de M Seck, des manipulations et autres conspirations entretenues par de nombreux secteurs de la collectivité de Kiniabour 2, sur fonds de corruption. L’arme secrète de M Haddad a réussi à graisser la patte à d’inconséquents déminus, alors prompts à faire des témoignages mensongers en faveur de celui que Ousseynou Seck, frustré, appelle : « un vandale foncier »

Les nombreux procès intentés auprès du tribunal de Thiès, et qui ont condamné les agissements de M Haddad et ordonné des sommations en faveur de M. Seck, ont toujours sombré dans le dilatoire selon les propres termes du plaignant. Ce qui constitue pour plusieurs habitants de cette communauté rurale une injustice notoire et qui plante le décor des interrogations multiples sur les fondements des agissements de ce libano-syrien. Qui entretient le « faux » sur la vérité d’un patrimoine de deux (02) hectares depuis 17 ans.

Le hic de ce feuilleton  réside dans les contours des dégâts collatéraux que cette situation pendante est capable de créer.

Des sources proches de ce dossier informent que M. Haddad qui a pris l’option irréversible de morcellement de cet espace pour une vente immédiate de parcelles, redoutent que ce litige ne soit le top de débordement d’un dossier mal géré par les pouvoirs publics.

En tout cas, déclare Ousseynou Seck, les fanfaronnades du libano-syrien, Charles Haddad qui aurait agressé le propriétaire légitime héritier des deux hectares et tenté de « l’assassiner » en fonçant sur lui à bord de son véhicule, devant des témoins oculaires, murissait ainsi selon le plaignant un plan macabre de liquidation visant à l’assassiner. Pour M.Seck »  les prémices de l’autoritarisme de cet homme avaient fini par le rendre violent et dangereux au sein de la communauté ». N’est-ce pas se tromper d’époque que de vouloir se mettre au- dessus des lois ?

 En effet, conclut-il, on n’est en droit de se demander qui véritablement protège Charles Haddad ? À savoir que ce conflit foncier engage la propriété de centaines de citoyens, l’on peut certes minimiser la portée de l’action revendicative de Ousseynou Seck mais certains membres de cette communauté qui regrettent avoir reçu des sommes insignifiantes à titre de dédommagement de M. Haddad commencent à ruminer leur colère.

A l’aube de son plan macabre, des relais complices locaux avaient aidé le libano-syrien à convaincre les attributaires de parcelles à recevoir de modiques sommes variant entre 20, 40 et 50 mille francs cfa sous prétexte que l’Etat avait décidé de réaliser de nombreuses infrastructures sociales sur ce site.

Mais ce chantage sur fond de magouille qui sent le parfum d’un banditisme avéré, combiné aux interventions équivoques des gendarmes de la localité, constituent le couronnement d’une conspiration de l’ancien Pcr, M. Lô, alors en parfaite intelligence avec Charles  Haddad.

Ouseynou Seck qui se réserve le droit de continuer à ester en justice malgré les nombreux blocages ou lenteurs inexplicables se dit déterminer à reprendre sa propriétaire foncière. Ce serait dit-il le triomphe de la vérité sur les affabulations mensongères et prétentieuses d’un homme d’affaire à s’allier à Satan pour arriver à ses fins.

Toujours injoignable au bout du fil, Charles Haddad est interpellé pour tirer au clair ce gigantesque scandale.

Se réfugiant derrière l’argument léger selon lequel ce domaine n’est pas inscrit au registre des domaines,  Charles Haddad ignore-t-il que l’acte de propriété est droit intangible et l’inscription au domaine  un acte  intemporel ?

Mbemba Dramé, journaliste consultant

Coordonnateur de Dramé express consulting (Dec)

Email : salimbaaba@gmail.com

Tel : 77 553 74 66

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