Scandale foncier dans la communauté rurale de Sindia: Les expropriés de Kiniabour 2 s’organisent.

 

Par Mbemba Dramé

Il a fallu procéder à une large diffusion de l’ampleur du défi lancé à eux par M. Charles Haddad pour que les populations de cette localité piquent une colère noire et lancent une opération vigoureuse pour rentrer dans leur droit. Il s’agit en clair, de récupérer leurs 200ha de terre constitués de parcelles pour lesquels le libano-syrien, avec des complicités sournoises obtenues au sein de leur communauté. Plus de 200 expropriés qui ont bien voulu élaborer de façon concertée une pétition sont désormais montés au créneau. Il s’agit, pour eux d’un set sétal de tous les contours nébuleux qui ont marqué ce feuilleton. Ainsi, le chef de village de Kiniabour 2, M.Assane Seck , l’imam ratib M.Amadou Wade Seck et le porte-parole des expropriés M.Amadou Wade Ndour, par ailleurs Président de l’association pour le développement de Sindia, sont à la ligne de front avec à la clé le document de la contestation.

Il s’agit pour ce commando, de rétablir la vérité des faits sur la base des agissements de coulisses qui ne manqueront pas de démasquer l’action des acteurs complices d’une telle énormité. C’est en tout cas une gigantesque arnaque selon M. Amadou Wade Ndour et ceci précise-t-il, ne manquera pas de confondre certaines personnes au niveau du conseil rural et des autorités administratives qui ont eu à officier pour les causes de la sale besogne.

Dénonçant les complicités dans les hautes sphères de l’état, il s’indigne de l’Opa occulte exercé par les libano-syrien dont Charles Haddad est l’impression vivante car fondée sur un cynisme et un activisme a relégué les patriotes sénégalais au rang de crapauds.

Loin d’une quelconque propension à laxénophobie ajoute-t-il, l’on peut se demander si un sénégalais pourrait prétendre à un millimétré carré de parcelle à Beyrouth, Damas ou enSyrie.

Pour l’iman Ratib de Kiniabour 2, Amadou Wade Seck, le spécimen de ce fossoyeur foncier, Charles Haddad constitue la mauvaise graine d’une communauté libano-syrienne qui n’a pas poussé le bouchon de l’imposture au point de s’adonner à un cirque d’expropriation foncière dont la gravité dépasse l’entendement. De l’avis du chef de village de cette localité, ce « dossier chiant » qui sent le parfum insipide de la magouille doit être éventré. Il dépend, renseigne-t-il de la bonne volonté et de l’équité des différentspouvoirs impliqués en amont et en aval que le rétablissement de la vérité se fasse au grand bonheur de tous. Après les procédures laborieusesqui ont installé la solution , pourtant visible de ce dossier dans une confusion entretenue ici et là, les populations à l’unisson par la voix entonnée de leur porte-parole Amadou Wade Ndour, relayée par le chef de village, Assane Seck, ces villageoises se disent déterminés à interpeller le ministère de l’Intérieur et par ricochet la Direction des impôts et domaines, et celui des collectivités locales avant, font -ils remarquerde remonter leur légitime revendication au président de la République.

Son Excellence le président Macky Sall qui a certainement reçu le courrier envoyé par le Chef de village de Kiniabour 2 et l’Ofnac sont interpellés.

En tout pour le dénouement de cet imbroglio foncier entretenu par Charles Haddad sur fond d’arrogance et tentatives de corruptionallant jusqu’à des agressions caractérisées doit aboutir à une prise de mesures rigoureuses et définitives.

Basta ! Entonnent les principaux responsables que nous avons rencontrés à la faveur de ce qu’il est convenu d’appeler une réunion de prise en main de l’aspiration de plus deux cent signatures.

A l’idée de savoir que chaque signature engage laresponsabilité estampillée d’un personnage ayant à sa charge au moins une vingtaine de personnes, on peut aller mesurer les contours du préjudice causépar le libano-syrien, Charles Haddad et ses complices tapis dans les sombres sphères des instances administratives en charge du secteur. En tout cas, dans les arcanes du temple de Thémis, les nombreuses tentatives d’opérations de charme du libano-syrien semblent obstruées. Pour sûr que le tout prochain procès devrait être celui de la victoire des habitants lésés.

MBEMBA DRAME

Email : salimbaaba@gmail.com

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