Sénégal-Panique générale à Thiaroye-sur-mer: Un pipeline de la SAR menace

Les installations de la Société africaine de raffinage (SAR) donnent des sueurs froides aux populations du quartier Usine de Thiaroye-sur-mer. En effet, d’un des pipelines, moyens  de transit des hydrocarbures, fuite des produits toxiques qui font craindre aux habitants le pire.

 Face au mutisme des autorités, ceux-ci ont décidé de se faire entendre avant de se faire exploser.  Au micro de Théodore SEMEDO, Pape Omar DIOUF, notable du quartier exposé, tire la sonnette d’alarme.  «Depuis quatre mois, nous souffrons de cette panne du pipeline de la Sar. Mais ces derniers jours, on ne respire et ne dort plus et on craint pour notre vie. Car, si jamais il y a explosion, ce serait la catastrophe pour tout Thiaroye-sur-mer et pour tout le Cap-Vert», prévient-il. Même son de cloche pour Charles SECK, un autre habitant de la localité. Pour lui, l’urgence se fait plus que sentir. «Il est grand temps que les autorités de la SAR et de l’Etat prennent des dispositions pour sécuriser ces conduites. Il ne faut pas que ces autorités attendent qu’il  y ait un autre drame de l’ampleur du naufrage du bateau “Le Joola” pour se pavaner ici à Thiaroye-sur-mer. Nous ne l’accepterons pas dans ce cas», tonne-t-il. Se disant oubliant, laissés en rade, les populations s’interrogent sur le comme une pareille catastrophe peut demeurer autant de temps sans que les autorités compétentes ne réagissent.

Ces pipelines, qui empêchent aux populations de dormir, ont été installés au lendemain de l’indépendance entre Mbao et Hann Bel-Air. Autrement, ce sont les habitants qui sont venus cohabiter avec eux, sous les yeux complices des autorités étatiques et municipales. Au nombre de quatre, ils ont, selon nos informations, été initialement enfouis en des profondeurs variant entre 4 et 5 mètres.  Avec le temps, certains ont été déterrés en de nombreux endroits par pluies et vents, occasionnant des fuites qui ont toujours été colmatées.  En décembre 2011, une Commission interministérielle de protection civile a effectué une visite de terrain pour se rendre compte du danger que constituent ces énormes pétards.

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