Hery Djehuty Coordonnateur du mouvement urgences panafricanistes: «La France prend en otage l'aspiration de la jeunesse africaine»

 

Par Ibrahima DIA

Ce lundi 28 août 2017, les organisations anti-Cfa, anti APE et des personnalités de la société civile étaient face à la presse pour évoquer l'arrestation et le procès prévu demain mardi 29 août 2017 de l'activiste Kémi Séba. Ils n'entendent pas se faire écraser par cette puissance qu'est la France qui à leurs yeux utilisent le bras armé qu'est la Bceao pour biser ceux qui représentent les aspirations de la jeunesse africaine qui réclame sa souveraineté sur son destin monétaire.

«La France prend en otage l'aspiration de la jeunesse africaine qui aspire à plus de souveraineté» a déclaré Hery Djehuty à la conférence de presse organisée par les responsables des organisations "anti Cfa" et "anti APE". Poursuivant ses propos, il ajoute que sans l'Afrique, la France serait une puissance moyenne, un Etat en banqueroute. Il soutient que le procès de Kémi Séba sera l'occasion de faire le procès du Cfa et non d'un billet de Cfa brulé. Ils entendent s’opposer à la puissante institution comme la BCEAO qui peut faire du mal sous les ordres du Trésor Français qui a le pouvoir d'opposer son véto. Pour M. Dehuty, il faut remettre en cause tout ce système basé sur la "franceafrique" avec la domination militaire et autre dans ce fameux "pacte colonial". Il a rendu hommage à Kémi Séba pour son courage, sa conviction profonde à défendre les intérêts de l’Afrique, il a tout laissé  pour venir vivre ici au Sénégal son rêve africain. Le coordonnateur de la structure «urgences panafricanistes» appelle à une mobilisation de tous car c'est l'avenir de nos enfants qui est concerné en atteste les manifestations notées ça et là dans la zone Cfa où les gens ont commencé des billets.

Pour sa part, Guy Mario Sagna de la structure "anti APE" a déclaré que le procès du Mardi 28 août 2017 sera l'occasion de se pencher sur cette monnaie qui augmente la pauvreté car les 11 pays membres font partis des pays les moins avancés du monde. M. Sagna pense qu'il est temps que les peuples africains doivent mettre fin à un des instruments de leur oppression, le Franc Cfa qui a été brûlé partout en Afrique depuis la «prise en otage» de Kémi Séba et de Bentaleb Sow. Désormais prévient-il, n'attendront plus l'autorisation de s'attaquer à cette monnaie qui favorise les coups d’état et l’instabilité économique et jamais favorable à la croissance économique.

Les responsables assimilent cet acte courageux de Kémi Séba aux antécédents qui ont existé dans d'autres pays, comme Nelson Mandela qui brûle son passeport Sud africain, les femmes de "talatey nder", Mouhamed Ali qui a refusé d'aller combattre en Asie, rien que pour dénoncer l'injustice. 

Pour terminer les fronts "Anti-APE" et "Anti CFA" demandent la libération immédiate de leurs fières Kémi Séba et Abataleb Sow et surtout la sortie dans les meilleurs délais du Franc Cfa.

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